| |
| |
Sognefjord - Norvège ( août 09) |
| |
| |
|
| |
Une super balade en RIB, conséquence d’un malentendu ! |
| |
Le projet initial : plonger dans des fjords norvégiens. Je pars seul en éclaireur quelques jours plus tôt afin de trouver un coin agréable pour séjourner et plonger. Objectif : être tout de suite à pied d’œuvre dès le débarquement de tous les participants (Violette, Bertrand et Hassan arrivent par avion, Renaud par la route avec son motor-home). |
Renaud, désireux de visiter les fjords voisins, est déjà parti depuis quelques jours. |
Trois jours de route et je me voilà à Laerdal, l'extrémité d’un fjord secondaire du Sognefjord. Avant de démarrer mes investigations, je sors mes notes. Première chose : combien de temps ai-je à ma disposition exactement ? La date du rassemblement de l’équipe est écrite sur un bout de papier. Stupeur, ce ne sont pas quelques jours mais deux semaines pleines qui sont devant moi pour trouver le coin ad hoc! Comment en suis-je arrivé là ? J’ai toujours été en bagarre avec les dates, mais là je fais très fort ! |
Tant qu’à faire, profitons-en : le pays est superbe, le fjord dans sa plus grande longueur fait 207 kilomètres - c'est le second après le Scoresby Sund (350 kilomètres) du Groenland - avec une quinzaine de " petits fjords adjacents " à découvrir (le Lustrafjorden fait quand même 45 kilomètres aller simple). En démarrant de la zone la plus en amont, je ne verrai pas la mer libre tout en ayant parcouru plus de mille kilomètres… |
| |
|
| |
|
| |
| |
| |
|
| |
| |
| |
|
| |
Il faut que je trouve un slipway, un quai pour charger le matos de plongée et les passagers, un endroit pour s’abriter, un autre pour les tentes, de l’électricité pour recharger les lampes de plongée, cet endroit doit être carrossable pour que la voiture puisse amener le compresseur, accessible à pied et tout ça dans un environnement grandiose et sauvage…Quand on connaît les pentes qui bordent les fjords… (J’oublie, ça ne doit pas coûter trop cher non plus !). |
Conclusion : quand on additionne tous ces paramètres , dénicher LE Coin De Rêve devient un joli casse-tête ! |
| |
En fin de journée, après avoir tourné en rond toute l’après-midi sans trouver Le " spot de camp " (avec une remorque de plus de sept mètres sur ces routes étroites, c’est du sport), il faut se rendre à l’évidence : ce n’est pas dans le Laerdalfjord que je vais trouver mon bonheur. Il est temps de chercher un bivouac pour la nuit. Au cours de mes investigations, j’ai repéré une petite route qui monte et disparaît très vite dans les nuages, il doit bien avoir un petit replat pour y passer une nuit, et hop, je m’y engage gaillardement. La route grimpe, très raide. Après deux lacets bien serrés, j’enclenche le réducteur… A peine ai-je passé un petit hameau que je me retrouve sur un étroite route à voie unique, les espaces pour se croiser ne sont pas larges du tout. Vivement un espace suffisant pour faire demi-tour, le brouillard s’épaissit… Ca monte toujours, de plus en plus raide. En croisant laborieusement une voiture, je crois lire dans les yeux des passagers : " Monsieur, la mer, c’est dans l’autre sens ! " Par chance, je pense à dégonfler les boudins du bateau, la pression barométrique diminuant avec l’altitude, c’est plus que nécessaire. |
| |
|
| |
|
| |
Je joue à saute-montons avec les nuages et finalement j’arrive sur le plateau, pas de difficultés pour y passer la nuit. |
|
| |
| |
|
| |
Dès que je suis installé, je consulte la carte et ma montre altimètre pour savoir dans quel pétrin je me suis mis. Ma position est entre le fjord de Laerdal et celui d’Aurland, on verra bien demain. |
|
| |
| |
|
| |
J’envoie un « SMS » à Renaud pour l’informer de mon arrivée. Comme c’est amusant, je communique l’endroit où je me trouve. Dix minutes plus tard, stupéfait, je vois la camionnette de Renaud arriver par l’autre versant. Par hasard, il roulait sur les flancs du fjord pour trouver un coin de bivouac et il n'était qu’à quelques kilomètres de moi.
Ca fait quelques jours qu’il se balade et il est arrivé à Aurland par un tunnel de vingt-quatre kilomètres de long. Pour être passé par le col, je comprends très bien que les Norvégiens aient creusé un tunnel de cette longueur. |
| |
Sympathiques retrouvailles. Les nuages se déchirent régulièrement, dévoilant partiellement un paysage minéral, des névés tout blancs se reflètent dans les lacs. C’est grandiose, je suis heureux d’être là. |
|
| |
| |
|
| |
Le lendemain, une petite baignade dans un lac de fonte de neige nous retape du voyage. Le site est magnifique, aucune piscine ou salle d’eau d’un hôtel luxueux n'aurait pu me plaire autant.
Renaud poursuit sa visite du Hordaland. Moi, je descends vers le niveau de la mer. |
|
| |
| |
|
| |
Aurland. Je décroche la remorque et pars à la recherche du petit paradis du plongeur-campeur. En fin de journée, rien ! Enfin si : des rampes de mise à l’eau dans un autre fjord, un terrain de camping établi en contrebas de la route importante, à côté du motel et de la pompe à essence... Ca ne correspond pas du tout à nos aspirations ! |
| |
Samedi soir, pendant que je me fais à manger sur le parking de la marina d’Aurland, déboule une bande de jeunes (ici les fausses noires avec une mèche rose font fureur). Ils embarquent quelques cannettes et s’installent à une dizaine dans une vieille barque en bois, vingt centimètres de franc bord, et, propulsés par un petit hors-bord de dix chevaux, traversent le fjord (six MN !). Longtemps, je les entends rire et crier : pas de doute, ce sont bien les descendants des Vikings ! |
| |
Le lendemain, changement de méthode : c’est en bateau que je vais chercher un camp, et vu l’étendue des zones à prospecter, je ne compte pas revenir toujours au même endroit chaque soir. Pour être tout à fait franc, j’ai surtout envie de tout visiter, je mise sur le hasard pour repérer ce fameux camp. |
Ce mode de prospection n’était pas prévu. Dès le matin, je m’attelle à la confection d’un abri. Par chance, j’ai tout ce qu’il faut : une bâche en nylon de quatre mètres sur quatre et de la cordelette. Un " cabestan " sur l’arceau avant, un autre sur l’arceau de la console, le bout ainsi tendu fera une parfaite faîtière du futur taud. Des cordelettes passées sous la coque vont maintenir et tendre la toile. |
| |
Avitaillement, plein d’essence, tri du matériel nécessaire que je conditionne puis sangle et à midi tout est paré. J’avise un plaisancier occupé à bichonner sa vedette : " Is the slipways free "? Il est étonné par ma question. " Of course ". Dans des bourgades comme ici, on a encore l’habitude de partager et de ne pas devoir tout payer : ça fait plaisir.
Bref une demi-heure après, Ergaster flotte et, sans appréhension, j’abandonne voiture et remorque sur le bas-côté de la route.
|
Ca y est, c’est parti pour onze jours sur l’eau. Je dormirai sept nuits dans mon bateau et trois nuits sur la terre ferme, deux sous tente, une dans une cabane abandonnée. |
| |
|
| |
|
| |
La première étape sera courte, je cherche un coin sympa pour me faire à manger. Un petit quai en bois fait l’affaire. L’endroit est pratique et bien qu’il ne soit que seize heures, je décide d’y passer la nuit. |
|
| |
| |
|
| |
Trois heures après, tout est installé, la tente est attachée sur la plate-forme. |
|
| |
| |
|
| |
Ergaster est arrimé au va-et-vient qui fait partie de l’équipement du quai. |
Trois heures, ça peut paraître énorme mais ici les choses sont rarement simples : les marées sont presque de deux mètres. A marée basse, les tubes d’hypalon risquent de passer sous les gros pneus (armés de balanes pointues) qui garnissent les bords du quai, je préfère ne pas imaginer le « pilling » à la purée de balanes réservé aux boudins d’Ergaster à marée montante ! |
|
| |
| |
|
| |
Les vagues d’étrave des ferries, quand on ne les attend pas, vous soulèvent gentiment dans un premier temps pour vous glisser sous les redoutables bardages Goodyear si bien concrétionnés. |
|
| |
| |
|
| |
Ce qui est particulier dans cette région, c’est le relief si caractéristique des vallées glacières en U. Le rapport profondeur-largeur dessiné sur la photo est correct à cet endroit. Cela donne une idée de la pente sous-marine. Le surcreusement qu’a fait le glacier en fin d’activité est souvent plus incliné (sous eau actuellement) que les flancs de la vallée. |
Le résultat pratique de la conjoncture de tous ces phénomènes : vous mouillez votre ancre près de la berge ou vous attachez un bout à un arbre ou à un bloc à la proue, vous culez de quelques mètres pour ne pas talonner à marée basse, et, lorsque vous voulez jeter une ancre à la poupe pour ne pas être drossé sur les berges à la renverse de marée, vous remarquez que votre sondeur vous indique cinquante mètres de profondeur ! Il faut aussi savoir que les roches de ces fonds sont compactes et ont été polies par le frottement du glacier. Conséquence : les ancres crochent très mal voire pas du tout, d’où mon intérêt évident pour cet astucieux système qui tient Ergaster à flot, écarté de la berge tout en tolérant les changements de hauteur d’eau. |
Décharger le matériel de camp sans le laisser tomber à la baille et sans tomber soi-même, arrimer la tente sur un plancher sans planter de clous : trois heures sont vite passées. |
Heureux du travail bien fait, j' apprécie le jour déclinant doucement à cette latitude. Le repas se termine par une cueillette de framboises délicieuses. |
Malgré le bruit assourdissant de la cascade qui est à dix mètres, la nuit sera bonne grâce aux tampons ad hoc bourrés dans les oreilles ! |
|
| |
| |
|
| |
Du fjord principal partent de nombreux diverticules mystérieux |
|
| |
| |
|
| |
Pour ma première visite, je ne sais par quel fjord " affluent " commencer. Finalement, c’est celui qui porte le même nom que le fjord principal - le Sognfjord - (bien qu’il ne soit pas celui qui s’enfonce le plus profondément dans les terres) qui suscite le plus ma curiosité. En route ! |
|
| |
| |
|
| |
Les rives de ces fjords sont presque tout le temps délicates d’accès, dès qu’il y a une possibilité d’accoster vers un petit espace plus ou moins plat, les Norvégiens y ont bâti selon les disponibilités, une hutte, une grange, un village. |
Les villages qui ne sont pas desservis par une route sont très souvent abandonnés, de lieu en lieu une maison est restaurée pour les loisirs. Les prairies sont encore fauchées, ça doit être amusant de voir une embarcation quitter ce petit quai, chargée de foin ! |
|
| |
| |
|
| |
Des petites cabanes "relais de chasseurs" sont parfois bien entretenues, d’autres sont à l’abondon, c’est l’une d’elles que je vais faire revivre l’espace d’une nuit. |
|
| |
| |
|
| |
Amarrage sur les pointes avant et arrière, plus une ancre de côté pour s’écarter du granit rugueux. Prudence bien utile si on pense aux colossaux mouvements d’eau à la renverse des marées : une épaisseur de deux mètres sur une telle surface qui se retire et qui revient ! |
|
| |
| |
|
| |
| |
| |
|
| |
Durant cette soirée le temps change constamment, le ciel semble plombé mais ce n’est qu’une averse, rapidement les nuages sont poussés au fond du fjord et le soleil illumine la falaise, puis tout aussi vite d’autres nuages les remplacent. Drôle de nuit ! |
|
| |
| |
|
| |
Embouteillage! Notez le ferry à deux proues… |
|
| |
| |
|
| |
Norvège : en plus de l’énergie hydraulique, ils ont le pétrole, le fer, l’aluminium. |
A Sogndal, j’ai acheté une carte " terrestre " détaillée beaucoup plus utile que les " marines " : les villes, les routes et le relief y sont indiqués. |
Un nom pointé sur la carte : Ardal, ce nom évoque pour moi une cité viking. Excité, je charge mes bagages sur Ergaster, prudence les blocs de granit sont raides et leurs pieds, dégagés à la marée basse, sont très glissants. |
|
| |
| |
|
| |
L’ Ardalfjord est lisse, le ciel s'y reflète si fort que j’ai l’impression de naviguer sur les nuages, mon esprit plane aussi. |
En approche du fond du fjord, je dois bien me rendre à l’évidence : les Vikings, ça fait longtemps qu'ils ne sont plus là ; Ardal est une cité industrielle norvégienne. |
|
| |
| |
|
| |
Cependant, il y a en Norvège toujours une petite touche d’humanité : ici c’est un accueillant ponton à la disposition des visiteurs.
|
|
| |
| |
|
| |
Après la visite et les emplettes, cap sur le Laerdalfjord que je n’ai visité que de la route. |
|
| |
| |
|
| |
Du quai de Laerdal, deux ravissantes blondes font du bateau-stop, nos chemins sont trop différents. Dépitées (certainement moins que moi), elles courent vers le ferry, dommage… |
|
| |
| |
|
| |
Au passage d’un cap, j’avais remarqué un bel emplacement pour un camp, je le rejoins. Des broches sont fichées dans des gros blocs de granit. Pour les atteindre, je dois me mettre à l’eau. |
|
| |
| |
|
| |
Action : enfiler ma combi étanche, mouiller une ancre à la poupe (cinquante mètres), tracter un long cordage fixé à la proue en palmant pour rejoindre la terre ferme, escalader, arrimer Ergaster, retourner à bord et puis ajuster les amarres... |
En attachant les sacs étanches en chapelet, c’est facile de les acheminer à terre en les faisant flotter. |
|
| |
| |
|
| |
Enfin monter la tente et cuisiner. Après toutes ces vacations harassantes, le rythme ralentit, je peux profiter du paysage, du repas, de la quiétude de la nuit qui fond toutes les formes et enfin du confort de la tente. |
|
| |
| |
|
| |
Matin clair… Sous l’étrave, si près du bord, 15 mètres de fond.
|
|
| |
| |
|
| |
| |
| |
|
| |
Tourisme de masse ou de luxe ou les deux ? |
|
| |
| |
|
| |
Au point extrême sud de l’Aurlandfjord : Flam, un haut lieu de tourisme norvégien. Régulièrement, d’énormes paquebots y accostent tout au bout du fjord …le sondeur indique encore trente mètres ! |
|
| |
| |
|
| |
Si gigantesques soient-ils, ces énormes navires paraissent minuscules au milieu du fjord. |
|
| |
| |
|
| |
Navigation sur le Naeroyfjorden vers Gudvagen, le fjord le plus encaissé du Hordaland. |
|
| |
| |
|
| |
Le ferry peut frôler la paroi : sous lui, 60 mètres de fond. Au point d’où je prends la photo, mon sondeur indique 200 mètres! |
|
| |
| |
|
| |
Devant, un " col " sous-marin armé de gros blocs affleurants et une navigation réglementée par des panneaux " norvégiens" assez particuliers. |
|
| |
| |
|
| |
A peine la " passe " franchie, le fond redescend à 77 mètres. |
|
| |
| |
|
| |
Ici les petits hameaux ne sont pas reliés par une route. C’est le moyen de communication ancestral qui dessert les villages : la voie d’eau. Ils disposent d’un quai. Pour stopper le ferry, on allume un feu rouge et le ferry accoste. Très rapidement, il redémarre, comme les bus de campagne. |
|
| |
| |
|
| |
Le Naeroyfjorden est actif : fermes, exploitations forestières, tourisme. C’est également une grande classique pour les kayakistes. Résultat : les bons endroits pour bivouaquer sont déjà pris ou sont privés. Par contre, un mouillage génial indiqué sur les cartes : un espace suffisant pour pouvoir éviter sur une seule ancre par six mètres de fond, rarissime… |
|
| |
| |
|
| |
Bye bye mystérieux Naeroyfjorden, direction l’est. |
|
| |
| |
|
| |
Le long du fjord principal un village abandonné, j’essaie d’accoster. La jetée est défendue par des moules acérées fixées sur les piliers branlants et glissants : c’est à bord que je passerai la nuit sans pouvoir mettre pied à terre. |
|
| |
| |
|
| |
| |
| |
|
| |
Une ancre devant, une derrière, dans le lit du courant, le plus près possible du bord, je suis paré pour la nuit. Ce mouillage est plus ou moins à 140 kilomètres de la mer, la largeur du fjord est de 3 kilomètres et sa profondeur est encore de 900 mètres. La plus grande profondeur sondée est 1300 mètres, la démesure de cette nature m’émerveille à chaque tournant. |
|
| |
| |
|
| |
Ce matin je revois le pêcheur; aujourd’hui, il me fait un petit salut. La veille, un peu méfiant, il est passé plus au large.
|
|
| |
| |
|
| |
Faute de pouvoir visiter ce village du passé, il gardera tous ses secrets : à quoi servaient ces constructions, de quoi vivaient ses habitants ? |
|
| |
| |
|
| |
| |
| |
|
| |
Le long du Lustrafjorden, un phénomène curieux : une amenée d’eau très fraîche au fond d’un diverticule crée une nappe de brume, la température du bassin tombe vers les six degrés à la place de seize. |
|
| |
| |
|
| |
En revenant du Lustrafjorden, le petit Gaupnfjorden me plaît pour y passer une nuit. Je croise un de ces innombrables petits ferries si pratiques pour voyager. Ici, on ne parle pas en kilomètres mais en heures de route pour relier deux villes. |
|
| |
| |
|
| |
| |
| |
|
| |
Après la promenade dans cette cité de vacances aux ruelles bordées de petites maisons style " bonbonnière chic ", un triple ancrage ne permet de cuisiner à terre. |
|
| |
| |
|
| |
Les nuages, le soleil et l’eau s’accordent pour jouer un spectacle majestueux. |
|
| |
| |
|
| |
Après une nuit paisible, on the fjord aigain, je dois penser à " faire " de l’essence : direction Leikanger.
|
|
| |
| |
|
| |
En approche de Leikanger, surprise ! Une flottille de petites embarcations s'égaillent en travers du fjord : beaucoup de kayaks, quelques pneumatiques, des vedettes et des vaisseaux officiels. C’est à la lecture des affiches en ville que j’apprendrai que c’était un festival de natation. |
|
| |
| |
|
| |
Ce festival est également une compétition internationale : j’y ai entendu parler de nombreuses langues et vu un nombre considérable de nageurs qui se donnaient l' accolade, manifestement ils ne s’étaient pas vus depuis longtemps. Avant tout, ce sont trois jours de fête de l’eau. Du premier jusqu’au dernier nageur (photo), tous ont été applaudis de la même manière. Bel exemple de sportivité et de belle performance : de quatre à cinq kilomètres sont parcourus en maillot dans de l’eau à quinze degrés. |
|
| |
| |
|
| |
La moindre opportunité offerte par la nature est utilisée pour ancrer des bateaux : une des raisons de la difficulté pour trouver un endroit de mouillage. |
|
| |
| |
|
| |
Cette fois, ça y est : c’est Le Fjord pour notre camp de plongée : Vik |
|
| |
| |
|
| |
| |
| |
|
| |
Dès le plus jeune âge, à la baille ...sur la rampe de mise à l’eau du port ! A l’entrée du port, pas de panneau de limitation de vitesse : normal puisque les Norvégiens appliquent une vitesse raisonnable et font attention aux autres donc pas d’interdiction de se baigner. |
|
| |
| |
|
| |
Le ferry express Bergen-Flam croise à la vitesse de soixante km/h. |
|
| |
| |
|
| |
Balade dans l’Arnafjord , trop urbanisé pour y passer la nuit. |
|
| |
| |
|
| |
Approche de mon futur amarrage. |
|
| |
| |
|
| |
Au fond de la faille, planter un piton pour l’aussière arrière. |
|
| |
| |
|
| |
|
| |
| |
|
| |
Un autre piton à la proue et me voilà paré pour le marnage. |
|
| |
| |
|
| |
Repas en tête à tête avec la nature… |
|
| |
| |
|
| |
Promesse d’une nuit paisible, je m’endors avec le sentiment d'avoir été l’acteur de ma vie, le responsable de ma sécurité, une impression d’accomplissement, de quelque chose qui manque tellement dans nos vie quotidienne. |
|
| |
| |
|
| |
Il me reste encore un peu de temps et j’ai encore soif de nouveaux paysages. En route ! |
Au passage, visite d’un astucieux quai de débarquement. A quoi servait-il ? Ces bâtisses anciennes restent très mystérieuses. |
|
| |
| |
|
| |
| |
| |
|
| |
Fjaerlandsfjord : une cavalcade de plus sur la réflexion des nuages; cette fois la nouveauté, c’est, qu'en prime, je survole le reflet des glaciers. |
|
| |
| |
|
| |
Durant cette semaine passée dans les fjords, la navigation était une glissade sur une surface toute lisse. Ces conditions révèlent le moindre objet flottant, ce qui m’a permis de voir quatorze marsouins. Avec des vaguelettes, c’est très rare d’en observer. Beaucoup plus petits que leurs cousins, les dauphins, leur comportement est aussi fort différent : craintifs, solitaires ou à deux maximum, ils fuient le contact avec les humains, respirent plus souvent que les dauphins, leurs têtes sortent à peine hors de l’eau. A mon arrivée, ils plongent pour une longue apnée et n’ apparaissent plus. |
|
| |
| |
|
| |
| |
| |
|
| |
| |
| |
|
| |
| |
| |
|
| |
Pendant la " pause " de la mi-journée, en une demi-heure, le vent se lève et je dois retourner Ergaster; des vaguelettes sautent par dessus le tablier arrière. Les superbes conditions dont j’ai bénéficié jusqu'à présent changent… |
|
| |
| |
|
| |
Des jeunes sternes apprennent à voler, pas assez vite au goût de papa et maman sternes. Ma présence stimule les parents qui stimulent les petits et c’est l’envol. |
|
| |
| |
|
| |
Ma dernière nuit solitaire est un peu pénible. Ce rudimentaire abri est situé sur un cap et le vent a bien forci : de vigoureuses courtes vagues s’engouffrent et arrivent sèchement sur mon tribord, je serai "baratté" toute la nuit ! |
|
| |
| |
|
| |
| |
| |
|
| |
Retour vers mon point de départ : Aurland. Je récupère voiture et remorque, charge Ergaster et par la route (et des kilomètres de tunnel), cap sur le rendez-vous : Vik. |
|
| |
| |
|
| |
Sympathique moment : l’équipe au grand complet est reconstituée. |
|
| |
| |
|
| |
Départ pour une randonnée de trois jours. La première heure, tout le ciel s’est vidé sur nous et comme il a exagéré, il n’a pu par la suite nous offrir que des ondées légères, alors Violette s’est initiée au pilotage. (Photo Bertrand Leclipteux). |
|
| |
| |
|
| |
(Photo Bertrand Leclipteux) |
|
| |
| |
|
| |
Je ne résiste pas au plaisir de faire découvrir à mes amis mon troisième bivouac. Cette fois, grâce à une équipe efficace, il ne faudra pas faire flotter les bagages pour les acheminer sur terre. Seul, après les manœuvres de mouillage, j’ai le plaisir de me " mouiller" ! |
|
(Photo Bertrand Leclipteux) |
|
| |
| |
|
| |
(Photo Bertrand Leclipteux)
|
|
| |
| |
|
| |
Ce superbe espace a dû être dégagé de ses pierres il y a des siècles ; de nombreux vestiges archéologiques en témoignent. |
(Photo Bertrand Leclipteux) |
|
| |
| |
|
| |
Mes belles lunettes de travail en polycarbonate ! |
(Photo Bertrand Leclipteux) |
|
| |
| |
|
| |
Bertrand & Hassan. |
(Photo Violette Zunz) |
|
| |
| |
|
| |
Un ferry nous a rattrapés, nous calquons notre allure sur la sienne quelque temps ensuite nous le dépassons, amusé il force aussi l’allure. Finalement, après un grand signe échangé avec le pilote, nous avons repris une allure plus " économique ". |
(Photo Bertrand Leclipteux) |
|
| |
| |
|
| |
Retour au "camp de base ". |
(Photo Bertrand Leclipteux) |
|
| |
| |
|
| |
(Photo Bertrand Leclipteux) |
|
| |
| |
|
| |
Gonflage des bouteilles de plongée. |
(Photo Bertrand Leclipteux) |
|
| |
| |
|
| |
| |
| |
|
| |
Etranges plongées : des dizaines de mètres carrés de tuniciers, des oursins énormes, des étoiles de mer qui s’étreignent vigoureusement ; les poissons, eux, sont très farouches. La visibilité est de quinze mètres et le fond limpide et noir n’en finit pas. |
|
| |
| |
|
| |
Sous cette latitude, le soleil qui descend tout doucement sous les fjords nous pousse à la contemplation et à la rêverie. |
|
| |
| |
|
| |
Hassan et Renaud
|
(Photo Bertrand Leclipteux) |
|
| |
| |
|
| |
Ergaster, lui, rêve de drakkars… |
|
| |
| |
Quelques superbes photos supplémentaires : |
|
| |
| |
|
| |
| |
| |
|
| |
| |
| |
|
| |
| |
| |
|
| |
| |
| |
|
| |
| |
| |
|
| |
| |
Conclusion |
| |
xMille six kilomètres (cinq cent quarante-trois milles nautiques) ont été parcourus dont sept cent trente-huit seul et deux cent soixante-huit avec mes amis. |
xNous avons bénéficié d’une météo très agréable, fait rare pour la région. |
xDans l’eau, c’est une plongée dans l’étrange. |
xLes contacts que j’ai eus avec les Norvégiens n’ont pas été rapides : pas par rejet ni par peur de l’autre. J'ai l' impression que c’est plutôt par réserve. Au moment où nous avons commencé à parler un peu, nous avons dû à regret nous quitter. |
xPratiquement toutes les personnes que nous avons rencontrées parlent aisément l' anglais. |
|
| |
| |
Texte : Jean-Pierre Bastin |
|
Photos : Jean-Pierre Bastin, Bertrand Leclipteux et Violette Zunz. |
|
| |
| |
| |
| |