Les pierres empilées qui constituaient une maison à côté de nos tentes ont une puissance d’évocation qui rappelle avec force le courage des familles qui l’ont bâtie et qui y ont vécu. |
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Les conditions de mer ne permettent pas de naviguer vers les Hébrides extérieures ; l’étape est très courte, entre deux averses, nous atteignons Canna Harbour. |
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Curieux endroit : deux églises et une chapelle pour quelques bâtisses. L’une d’elles a devant sa façade blanche des parasols de couleurs vives ! C’est un troquet fort sympathique. Nous y restons « scotchés » quelques heures, les parasols deviennent parapluies, nous nous réfugions à l’intérieur. Conquis par l’ambiance, nous réservons nos repas pour le soir (tant pis pour les rations qui étaient prévues). La marée descend, il faut déplacer les bateaux, le patron nous suggère de les arrimer au sien au milieu de la rade. Quant aux tentes, nous pouvons les monter où nous voulons… Le menu : moules fumées délicieuses et plat de résistance prestement suggéré : civet de lapin (délicieux aussi).Détail amusant qui n’entache pas l’excellent souvenir de cette soirée , de retour chez moi, en feuilletant des infos sur les Hébrides, je lis : une plaie écologique de l’île de Canna est son envahissement par les lapins ! |
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Ce matin c’est le bon ; nous tentons la traversée, soixante-six milles, bien que les conditions ne soient pas des meilleures (Quatre à cinq beauforts par endroits), nous avons la journée pour cette étape mais il ne faut malgré tout pas traîner. Sans annexe, c’est à la nage qu’il nous faut récupérer nos bateaux. |
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La technique est la suivante : avec de l’eau à une dizaine de degrés, je préfère m’équiper d’une combi de surf étanche, j’y ai collé des bottes au bas des jambes (voir la photo). Je ne dois pas oublier de bien fermer la tirette, de chausser mes palmes et de me munir d’un un sac étanche pour aider à la flottaison afin d’éviter le filet d’eau dans la nuque et hop à la baille ! Pendant le trajet pour récupérer le bateau d’Axel, Marcel achemine courageusement les bagages au quai du ferry. |
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Pendant la première partie du trajet, protégés du vent par les falaises, nous progressons bien. La navigation dans ce décor sauvage et inhabité est exaltante, toute cette grandeur me submerge. Plus loin de mauvaises vagues nous ramènent sur terre… enfin sur mer. |
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C’est un peu « secoués » que nous atterrissons au quai de Castelebay. |
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Balade, photos, sauf pour Marcel qui, pour ses qualités de communicateur, sa maîtrise de l’anglais et son goût pour les prédictions est chargé des infos météorologiques. En fin limier, il fait trois fois le tour du petit port (tout de suite deux cents mètres !) pour trouver une capitainerie ou un bâtiment officiel avec une petite affichette « forecast » : rien. (Nous en déduisons qu’ici les marins « savent »). Opiniâtre, il poursuit ses investigations, le GSM chauffe ; en Belgique, un staff familial est constitué, monsieur Imray (celui qui dessine et vend les cartes marines) nous aide en indiquant au dos de ses cartes les heures de diffusion des « forecasts » sur la radio VHF ainsi que les « forecast aeras ». Tenace, Marcel ira jusqu'à questionner habilement un vieux monsieur qui ressemble étrangement au marin qui renseigna Tintin sur les occupants de l’île Noire. Une fois tous ces précieux indices collectés, la conclusion est formelle : demain ça va tabasser ! |
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A un dizaine de milles une île de trois kilomètres de long cache en son milieu une petite lagune qui nous protégera efficacement. L’endroit est enchanteur, des phoques s’y réfugient non loin de nous en se laissant déposer à marée haute sur des blocs couverts d’algues. |
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| Pratique et confortable pour les phoques, ce type de berge aux roches gluantes n’est pas des plus agréable pour décharger notre matos.
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Grâce à des manœuvres sophistiquées de « va et vient » de cordes sur poulies, Axel place son bateau hors marée. |
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Le mauvais temps arrive avec un jour de retard. Ce caprice de la météo, comme on dit, nous permet de souffler un peu et surtout de profiter de cette superbe darse naturelle. |
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Notre îlot est aussi une pâture à moutons clôturée par la mer. |
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Volontairement nous n’avons pas pris beaucoup de réserves de nourriture : la mer devait nous nourrir ; généreuse, elle l’a fait ! |
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De superbes Lieus jaunes croisent à l’extérieur de l’îlot ; nous ne les avons pas ratés ! |
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Un problème : la poêle est un peu trop petite ! Manger du poisson à chaque repas nous procure une robustesse de Viking ! |
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Ce repos forcé nous permet de visiter le côté terrestre des Hébrides. Lors de la balade au sommet de Isle of Hellisay, surprise, nous découvrons des plantes carnivores ; non loin les linaigrettes commencent à s’agiter : le coup de vent annoncé arrive. Le lendemain : vent, pluie, des moutons sur les vagues mais ceux -là (les moutons) sont clôturés par les terres ! |
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Pendant que Marcel s’occupe des vacations VHS-GSM météo, nous cuisinons du poisson à toutes les sauces et prenons des mesures de la vitesse du vent. Les balades et les grands débats pas seulement sur la météo font partie des divertissements de cette journée riche en forts coups de vent. |
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Après trois nuits passées dans le même site, si beau soit-il, c’est très excités que nous appareillons pour aller plus au nord vers l’île de Lewis. |
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De South Uist à North Uist, le long des côtes, de sombres falaises alternent avec des douces plages beiges bordées du vert de la végétation. |
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De temps en temps quelques habitations isolées posent question : est ce que l’isolement ici est plus vivable que la solitude que ressentent souvent les citadins des grandes villes ? Une certitude, ce ne sont pas des précieux qui vivent dans ces régions ! |
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Le chapelet d’îles des Hébrides extérieures est une chaîne de montagnes de deux cents kilomètres de long dont les points les plus hauts atteignent huit cents mètres et les vallées sous-marines les plus profondes cent nonante mètres. |
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Entre Uist et Lewis existe un col sous-marin. En pratique pour nous, il faut trouver le passage entre de nombreux rochers qui émergent et d’autres qui affleurent, avec, pour corser le tout, des marées de quatre mètres ! Très prudemment nous nous dirigeons vers le port de Leverbrugh, nous croissons un ferry ce qui confirme que l’itinéraire que j’ai imaginé est le bon. Après un slalom entre hauts fonds et bouées de danger nous atteignons un quai et …mais pas âme qui vive ! Pourtant, c’est l’endroit le plus adéquat pour faire le plein d’essence … inquiétude. Heureusement, après un certain temps, quelques personnes surgissent, on ne sait d’où. Un pêcheur nous renseigne : la station est à quatre kilomètres d’ici.
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Disponible, notre homme accepte de nous aider, et une demi-heure après, au volant de sa voiture équipée d’une remorque, il effectuera avec Marcel deux trajets pour notre ravitaillement. |
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La direction du vent change tout le temps, les prévisions le donnent plutôt de l’est, c’est donc par la côte ouest de Lewis que nous poursuivons vers le nord.
Le cabotage nord-ouest de six milles parsemé d’îlots, de rochers et d’ « obstructions qui affleurent », comme l’indiquent les cartes, n’est pas aisé. |
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Enfin l’horizon s’ouvre, c’est l’océan, vision grandiose.
Dans les lochs, nous croisons régulièrement des fermes à saumons.
Une quinzaine de milles plus loin, un étroit chenal à proximité du Loch Leosavay nous accueille pour une nuit. |
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Une heure et demie et beaucoup de cordages sont nécessaires pour ancrer les bateaux ; une ancre d’un côté du chenal, de l’autre un cordage attaché à un bloc de pierre, les bateaux sont arrimés l’un à l’autre à la queue leu-leu et enfin à l’arrière une ancre stabilise le « convoi »au centre du chenal. Pour ajouter un peu de piment à la manœuvre, un vent coquin arrière pousse gentiment les coques vers des blocs sous-marins… |
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Enfin tout est bien, le « pied du pilote » est largement suffisant. Rassurés, nous pouvons regarder la marée descendre. |
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La nuit est belle, le ciel clair, on se sent bien. |
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L’étape suivante (septante milles), nous amène à Callanish Standing Stones à une vitesse de croisière de vingt nœuds. Ce trajet qui longe des falaises pauvres en refuges est peu rassurant ; je n’aimerais pas avoir une panne ici. |
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Exceptée la visite des menhirs, ce camp nous laisse un fort mauvais souvenir : nous restons bloqués trois jours par la tempête, avec vingt heures de pluie continue. Ma tente perce, heureusement elle est en pente et j’éponge régulièrement la partie basse, j’espère ne pas rouler en dormant dans cette flaque. Un vent de quatre-vingts kilomètres heure (communication de la météo) a fait plier les mâts de ma tente et arraché des sangles de celle d’Axel. Les bourrasques déchirent les nuages, des quantités d’eau se déversent sur les énormes menhirs dressés vers le ciel. La pluie rend le mégalithe lugubre et encore plus mystérieux, l’impression est puissante, les «pourquoi » et les « comment » restent sans réponses. |
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Au retour, plus prosaïquement, il nous faut vider les bateaux : ils sont pleins d’eau, heureusement qu’ils sont insubmersibles ! |
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Trois jours bloqués dans le Est Loch Roag nous suffisent amplement, les conditions ne sont pas idylliques mais nous appareillons malgré tout, six milles plus loin, c’est le large. Les vagues sont énormes, des creux de quatre mètres, ce n’est pas encore une brave houle bien ronde, les crêtes sont encore bien aiguës mais le vent qui a tourné de cent quatre-vingts degrés a tendance à les aplatir. D’un coup, mon rêve de faire le tour de Lewis s’évanouit : faire une cinquantaine de milles supplémentaires est sans doute le petit de « trop » qu’il faut éviter. Nous naviguons plus au large pour éviter les retours de houle. Lorsque nous ne sommes pas en même temps sur une crête de vague, nous ne nous voyons pas. La radio nous aide : « Tu me vois ?- Non et toi ? -Moi non plus ! - Même vitesse même cap ? - Ok même vitesse même cap - Ca y est, je te vois à deux cents mètres, à deux heures pour moi, je te suis - Ca va, on continue---- OK, on continue… »
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Bien que cette navigation soit grandiose et superbe, nous ne sommes pas fâchés de repasser de l’autre côté des îles, à l’abri du vent !
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Après un crochet ravitaillement par Loch Maddy (à Callanish pas un troquet, pas de pain, pas de … grand-chose) nous croisons vers la pointe nord de Skye Island pour nous réfugier derrière sa côte est : un fort coup de vent est annoncé pour demain. |
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Au milieu de la mer des Hébrides, nous croisons un requin pèlerin, contrairement aux mammifères marins, nous ne l’intéressons absolument pas; il poursuit sa route vers le nord. |
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Les cent dix milles parcourus depuis ce matin ont été assez fatigants et c’est seulement aux environs de vingt-deux heures que nous avalons notre premier repas chaud. |
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Ce n’est qu’à la mi-journée que mollement nous quittons Ruhba Garbhig. |
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Vingt-cinq milles plus loin, après la visite de Portree, c’est à proximité, dans un site grandiose que nous installons le camp. |
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Alors, la routine : ancrage, natation pour rejoindre la plage, charrier le matos, monter les tentes, cuisiner…et faire le bilan de la journée. |
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Bilan de la journée : la navigation a été paisible, nous avons longé des falaises faites d’orgues de basalte bien verticaux qui ne laissent aucun doute quant à l’origine volcanique de l’île. |
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Au passage près d’un cap, ravitaillement poissons. Rapidement nous capturons deux beaux lieus jaunes et quelques maquereaux on ne peut plus frais ! |
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Ce matin départ plus matinal. Tant que nous sommes à l’abri des falaises de l’île de Skye, le vent fort ne nous chagrine pas trop ; pour joindre Kyle Of Lochalsh, l’espace se dégage ; du coup les vagues se redressent ! |
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Kyle Of Lochalsh : sympathique bourgade, donc : un ponton (le premier depuis notre départ), des rues, des hommes, des femmes, des trains, des boutiques, des bistros… Après ces journées passées complètement isolés dans un environnement sauvage, l’impression est étrange, ce doit être le syndrome du retour à l’urbanisation ! Un appoint d’essence « sécurité » est plus prudent, la station est à un kilomètre. Ici les gens ont l’air moins disponibles, c’est à pieds que nous transportons, chacun, nos quarante litres de carburant. |
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Etape suivante : le restaurant d’Inverie « accessible seulement en bateau » comme nous l’a renseigné un Ecossais gourmet. Un fort vent pousse des nuages très sombres vers nous, un coup de tabac est probable. Notre route passe par des chenaux étroits qui nous protégeront. C’est sans inquiétude que nous repartons. Cinq milles plus loin, de fortes averses brouillent l’horizon, le chenal Eilean Liath est étroit et plein « d’obstructions qui affleurent », « de Tidal Streams », « de fermes à saumons »sans compter les, « Tide Rips ??? » (du fait que je ne sais pas ce que c’est, ça fait encore plus peur !) Les côtés du chenal sont visibles, pas de problème, je suis Axel. Plus en avant, l’espace s’élargit mais la visibilité se rétrécit, aveuglés que nous sommes par les rafales de pluie. La mer durcit, les vagues courtes écument, nous devons louvoyer pour prendre les vagues plus en oblique. La visibilité devient franchement mauvaise. Convaincu de pouvoir naviguer à vue, je n’ai pas pris de cap précis ni fait de « go to » GPS. Bien secoué, je zoome et « dé- zoome » dans mon GPS pour me repérer tout en gardant un œil sur le moteur de l’Artoil. Peine perdue, je dois me contenter de suivre Axel, surtout ne pas le perdre de vue. La situation n’est pas dangereuse mais franchement désagréable ! Des trombes d’eau s’abattent sur nous, c’est au GPS et au sondeur qu’Axel nous guide vers l’abri d’une falaise.
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Le grain s’estompe, la suite se passe dans un décor pratiquement en noir et blanc, sombre et majestueux. Arrivés au quai proche du restaurant d’Inverie surprise : l’emplacement est payant ! Ce retour au tourisme organisé est tellement dissonant par rapport à ce que nous venons de vivre et bien que nous soyons trempés, dix minutes après nous repartons : cap sur Mallaig. |
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C’est après une navigation de cinquante-trois milles depuis Portree, que, complètement écœurés par des conditions aussi rudes, nous sortons précipitamment les bateaux un jour plus tôt, talonnés par la marée descendante. |
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Texte : Jean-Pierre Bastin. |
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Photos : Axel Arnould, Marcel Arnould, et Jean-Pierre Bastin |
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| J’aime bien Epilogue : ça fait écrivain ! |
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La pluie : on en parle souvent mais on ne voit pratiquement que des photos avec un beau soleil, la raison est simple : détremper son appareil photo pour faire des clichés sinistres… ce n’est pas vraiment amusant. |
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* Ergaster : Pourquoi avoir choisi ce nom ? En fait, c’est le nom de l’humanoïde qui, il y a un million sept cent mille ans, a pu grâce à sa morphologie tout à fait adaptée à la marche, parcourir de grandes distances. |
Ce lointain ancêtre à la grande silhouette longiligne, proche de la nôtre, fut le premier hominidé que l’on peut qualifier de « voyageur » .En progressant au fil des générations, il aura étendu ses territoires sur des milliers de kilomètres, jusqu’aux bords des mers. La traduction d’Ergaster est artisan. |
Certainement, c’est un peu prétentieux d’utiliser ce nom pour mon petit bateau mais l’image de ces hommes qui ont acquis de l’expérience pour les générations futures en avançant vers l’inconnu m’a trop séduit ! |
Quant à l’Artoil, c’est du wallon ! Seuls les initiés peuvent savoir. |
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On peut facilement imaginer qu’après les rudes conditions que nous avons connues durant ce périple, je serais dégoûté à jamais de ces contrées tellement austères… Et bien non ! Trois mois après, avec cinq compagnons, je visite « l’envers » de ces eaux : trois semaines de plongée dans les lochs de Skye Island ! |
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Pour ceux que la suite de nos péripéties intéresse, ils la trouveront sur le site du GBRS, contée par le facétieux Simon et par moi-même ! |
« GBRS.BE » news février 2009. |
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